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 Fracasos [Minerva]

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IrisJR
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Messages : 72
Date d'inscription : 22/03/2013

MessageSujet: Fracasos [Minerva]   Mer 24 Avr - 13:03


Résumé : One-shot. Et elle te fait face, défiant ta magie, la contournant. La déchirant en mille brisures ! Ses mouvements sont amples, encore capables d'une puissance monstrueuse. Tu vois son regard chocolat, planté au milieu de son visage couvert d'ecchymoses, plein de détermination et de colère. Elle vient de mettre un terme à ta toute puissance...

Genres : Angst/Family

Rating : K+

Personnage : Minerva

Également posté sur ffnet.


FRACASOS Y PENAS DE AMOR

J-7 avant les Grands Jeux magiques.

Tu as peur. Mais tu es trop digne, trop orgueilleuse pour l'avouer. Tu n'as pas le droit à la faute, tu n'as pas le droit de pleurer. Tu es Minerva. Forte, cruelle. Insensible. Oui, devant les autres, tu es cette jeune femme impitoyable. Tu n'as jamais eu le droit d'être autre chose, tu n'as jamais eu l'opportunité d'être autre chose. D'être une Minerva gaie et joyeuse, plus féminine, plus douce… Mais tout le monde a le choix, n'est-ce pas ? Il est dur d'être ce que tu es, ce que tu dois être, ce que tu dois montrer. Personne ne te connait. Et tu as vécu seule. Et tu es seule. Et tu seras toujours seule. Et tu mourras comme toute personne semblable, avec une épée dans le cœur, empoisonnée, trahie. Seule. Tu as toujours vécu avec cet homme exigent qui est ton père. Et tu as mis un masque, a enfermé ton cœur. En espérant qu'il t'aime un jour.

J-6 avant les Grands Jeux magiques.

Tout a commencé avec la mort de ta mère, n'est-ce pas ? C'était une femme forte, une femme de caractère, et tu te demandes encore, parfois, ce qu'elle a bien pu trouver a ton père. Etais-tu une erreur ? Une enfant non désirée ? Mais elle t'aimait, c'est ce que l'on te disait quand tu étais petite. Mais toi, tu ne garde aucun souvenir de cette femme. Quand tu étais plus jeune, seulement un sentiment de vide, juste un manque dans ton cœur. Un abime où gisaient quelques larmes. Un fossé qui aurait pu vite être comblé si on t'avait offert l'amour. Mais ton père ne t'en a pas donné, il ne t'a pas regardé un seul instant. Il t'a gardé jalousement, en pensant qu'un jour, tu deviendrais une forte guerrière, un avantage dont il pourrait disposer à sa guise. Mais tu pleurais constamment de cette indifférence de sa part, et il a fini par se désintéresser. Alors ce trou béant a engloutit tout espoir, toute tristesse. Il a balayé ce que tu ressentais, le bon comme le mauvais.

J-5 avant les Grands Jeux magiques.

Tu as renfermé ton cœur, tu l'as recouvert de pierre. Pourtant tu aurais voulu crier, hurler, pleurer, te rebeller, puis abandonner. Mais tu n'as rien fait. Pourquoi ? Parce que ton père ne t'aurai pas plus porté d'attention. Il t'aurait simplement chassée. Et alors, tu aurais tout perdu. Il t'aurait enlevé les seules choses qu'il te donnait : le gite et le couvert. Alors tu t'es promis quelque chose. Tu as décidé de ne jamais lui causer de problèmes. Tu as décidé de piétiner la douleur, la solitude que tu ressentais. Tu as oublié l'enfant chétive et pleurnicharde que tu étais. Tu t'es recouverte d'une armure invisible, tu as troqué tes larmes contre un regard impassible, ta moue enfantine par un sourire en coin, malveillant, sadique. Tu as enfermé la petite Minerva dans une tour inaccessible, loin dans ton cœur blindé, et tu es devenue peu à peu la jeune femme que tu es à présent.

J-4 avant les Grands Jeux magiques.

Jurer d'être la meilleure. Jurer de ne jamais échouer. Et c'est ce que tu as fait. Tu t'es entraînée, sans jamais t'arrêter, inlassablement, nuit et jour. Tu t'es entêtée, tu as travaillé, endurant mille souffrances physique s'il le fallait, tu n'en n'avais rien à faire. Tu es devenue forte pour que le maître, ton père, te porte un peu d'attention. Et il t'a vu, au bout d'un moment. Tu as vaincu. Tu as cru vaincre la peur, cette peur irrationnelle de toi-même, de lui, de tout. Et avec cette victoire, d'autres victoires, la gloire. La crainte, le respect. La reconnaissance. Puis l'orgueil, cette animal vicieux, ce serpent qui a inséré son venin dans l'intégralité de ton corps, t'empoisonnant un peu plus chaque jour. Et ensuite, la cruauté, l'impassibilité, et même le plaisir qui est né en toi, au fur et à mesure que tu as éliminé, tué tes ennemis. Tu as ainsi bannis la faiblesse, tu as exilé loin de ton corps tout attachement pour les autres.

J-3 avant les Grands Jeux magiques.

Et plus le temps a passé, plus tu as oublié cette peur. Tu t'es sentie invincible. Le monde était petit, pathétique, les autres pitoyables et faibles face à ta force. Ton ego s'est surdimensionné, et tu as cru à tous ces mensonges. Tu as cru à ta force. Tu as cru à tout ce que ton père a fait miroiter devant ton regard sombre. Et au fur et à mesure que tu lisais de la crainte, de la peur, dans les yeux des autres, tu étais sur et certaine d'être la meilleure. Tu t'es laissé engloutir avec joie dans tant de délices, dans ce magma noirâtre et exquis qui suintait de tous côtés. Effacées les larmes, oubliée la peine. La nouvelle Minerva a éclot, telle une rose noire scintillant dans les ténèbres de la nuit. Tu as été crédule, naïve. Tu as été bernée par ton orgueil, trompée de ton plein gré par cette force factice dont tu te sentais munie. Tu t'es faite entraînée, aveuglée par le pouvoir. Tout simplement. Tu as perdu ta raison de te battre, tu as perdu ta raison d'être forte. L'orgueil a pris la place de toutes ces choses. La place de ton cœur, la place de ton âme, la place de ton esprit et de ta raison. Tu t'es laissé envoûtée si stupidement par ce poison machiavélique…

J-2 avant les grands jeux magiques.

Mais n'était-ce pas ce que tu voulais, au fond, oublier, gommer toute cette peur, éliminer toute cette faiblesse ? Et maintenant, les Grands Jeux magiques arrivent, n'est-ce pas ? Tu n'as aucune crainte. Vous gagnerez. Tu gagneras. Comme toutes les autres années. En es-tu si sur, Minerva ? Tu te voile la face. Parce que cette année, il y aura Fairy Tail. Cette guilde merveilleuse dont tu aurais pu rêver d'intégrer lorsque tu étais plus jeune, quand l'espoir et la détermination d'accéder au bonheur subsistaient encore dans ton cœur. Mais, la grande, la majestueuse Fairy Tail a disparue. Et voila que maintenant, sept ans après, laissant bien du temps à ton enfance de s'envoler, Fairy Tail revient au devant de la scène. Tiendront-ils leurs promesses ? Minerva, tu ne crois pas aux miracles, non. Après tant d'années, il est impossible que les guerriers de jadis battent les vainqueurs de maintenant. Non, personne ne pourra te faire face, personne ne pourras rivaliser avec toi. Pourtant tu as peur. Peur de perdre, peur de toutes ces « faiblesses » qu'ils ont et que toi, tu n'as pas. Tu devrais t'en réjouir. Mais tu en trembles de frayeur. Mais ça, tu ne l'avoueras jamais, bien entendu.

J-1 avant les grands jeux magiques.

Parce qu'avec la gloire, l'interdiction de perdre. Et avec les Grands Jeux magiques, la pression encore plus forte sur tes épaules. Le regard de ton père. Celui qu'au fond, tu crains. Ce regard qui promet mille souffrances si tu échoues. Pourtant, tu sais que ton entrée en scène n'est pas prévue pour tout de suite. Tu dois aller régler quelque chose, laissant pour un infime instant ta place à une autre. Ce n'est qu'un moment de répit, un instant pour souffler. Rien de plus. Car personne ne peux te remplacer, personne ne peux te surpasser. Et bientôt, tu vas devoir retenir ta respiration. Et gagner, quoi qu'il en coûte. Car tu ne peux pas perdre. Tu ne veux pas perdre. Parce qu'avec l'échec, l'humiliation. La honte. Plus personne ne te reconnaîtra, ne te respectera. Personne ne te craindra plus. Et tu redeviendras cette pauvre enfant pleurnicharde, seule et perdue... Tu dois te battre pour cela. Pour ton père, mais aussi pour toi. C'est également ton combat. Un combat de plus contre la peur qui t'enserre le cœur. Un combat de plus pour combler l'orgueil avide dont l'appétit est immense. Un combat que tu gagneras, point final.

[...]

Et elle te fait face, défiant ta magie, la contournant. La déchirant en mille brisures ! Ses mouvements sont amples, encore capables d'une puissance monstrueuse. Tu vois son regard chocolat, planté au milieu de son visage couvert d'ecchymoses, plein de détermination et de colère. Ses cheveux virevoltent ça et là, tels des flammes vengeresses. Et tu la vois briser ton sort, sous ton regard incrédule. Elle vient de mettre un terme à ta toute puissance. Elle vient de broyer toutes tes années acharnées à travailler. Tu n'étais pas de taille. Ton cœur est à présent trop noir pour triompher. Et tu te sens si pathétique Minerva, tellement pitoyable ! Tu n'es qu'à ton tour qu'une vulgaire vermine, un insecte dont il faut se débarrasser. Et ton ego saigne, Minerva. Mais celui qui a le plus mal, c'est ton cœur. Ce cœur rongé par cette peur égoïste de redevenir une inconnue inintéressante pour les autres. Tu es au pied du mur, traquée. Il est temps de perdre, Minerva…

Comme Erza porte son armure pour se sentir protégée, toi tu fais de même avec ton maquillage. Ce maquillage qui te protège des autres, qui fige ton visage en un masque tout bonnement parfait. Pour devenir ce que tu n'es pas, paraitre quelqu'un digne d'être vu. Simplement prendre la place d'une personne que ton père pourrait considérer… Tu te sens faible, insignifiante face à elle, avec ta robe et tes talons. Tu es lâche Minerva, tu es cruelle. Et tu vas perdre. Mais… Non, tu ne peux pas te laisser vaincre si facilement, pas après tout ce que tu as enduré ! Alors, dans un fol espoir, tu te redresse, tu laisses ta stupeur de côté. Et cette Erza se tient toujours debout face à toi, sans ciller. Elle tient son immense épée fermement dans sa main droite, prête à en découdre. Sa chevelure écarlate, souillée, danse au milieu des lambeaux de ta magie. Le feu t'a-t-il donc vaincu ?

« - Impossible… Comment peut-il te rester autant de puissance… ? Tu lui demandes, sans trop de conviction.

- Tu as blessé trop de gens qui comptent à mes yeux. Répond-t-elle. Elle est déterminée, forte, et tu ne peux pas y croire. Tu ne veux pas y croire ! Toi qui a toujours vécue dans l'égoïsme, comment peux-tu concevoir que l'on puisse trouver autant de force dans son attachement pour les autres ?

Et elle s'avance vers toi. Décidée. Résolue. Inébranlable.

- Non. Arrête ! C'est ce que tu cris. Parce que tu as compris. Oui, tu as fini par comprendre. Ces faiblesses dont tu es dépourvue se retournent contre toi. Il est temps de jeter ton masque à terre. Tu ne peux plus sauver ta dignité, il est trop tard à présent. Tu es sans défense. Tu es terrifiée.

- C'est ce que tu mérites. La sentence tombe, implacable. Elle serre les dents, fronce les sourcils. Elle est juste. Ni trop insensible ni trop indulgente non plus. Elle est droite, franche et honnête même avec ses ennemis. Elle est forte, tout simplement.

- Arrête ! Je… je… » Tes yeux s'écarquillent, s'arrondissent à l'extrême. Tu sens la sueur insidieuse couler sur ton visage tandis qu'une vague de terreur te traverse. Tu tentes de l'arrêter, mais il est trop tard, une fois encore. Cette odieuse peur s'exprime pour une fois librement sur tes traits, dans ton regard sombre. Tu fais enfin face à ta faiblesse, et ton masque se brise. Il se fissure et laisse place à Minerva.

Et devant ton regard horrifié, Erza se jette sur toi, atteignant la partie droite de ton corps. Ses gestes sont précis, emprunt d'une détermination sans faille. Son coup fatal d'épée est gracieux dans sa violence, magnifique dans sa brutalité. Tout son corps, tous ses muscles se sont tendus à l'extrême, afin de te battre. Afin de venger la souffrance que tu as fait subir à ses amis. Et tu tombes sur le sol poussiéreux, complètement retournée par la puissance inimaginable du coup, comme au ralenti. Pourtant, Erza n'a pas transpercé ton corps de sa lame. A-t-elle eu pitié de toi ? Et malgré cela, tu as perdu. C'était inéluctable. Mais tu ne veux pas y croire. Le bruit mat de ta chute résonne encore longtemps dans les plis sinueux de tes oreilles. Et enfin, une machiavélique douleur explose dans l'intégralité de ton être. Mais ce qui te fait le plus mal, c'est ton cœur. Ce cœur que tu as trahit, par orgueil. Cet orgueil qui t'as mené à la défaite. Tu n'es plus qu'un tas de chair, de sang et d'os. Tu ne peux plus être Minerva à présent. Parce que tu es tombée. Sous leurs yeux.

Tu ne fais plus attention aux sourires de tes ennemies. Ni au regard vainqueur d'Erza. Car tes yeux s'embuent de larmes. Tu es brisée. Il ne reste plus que Sting. Mais qu'il perde ou qu'il gagne, qu'importe. Parce que toi, tu as perdue. Sous le regard de milliers de personnes. Et ces arènes qui s'élèvent, s'étendant infiniment vers le ciel, majestueuses grouillent de monde. Et ce monde hurle. Il hurle le nom de Fairy Tail. Et ces sept années de victoire te reviennent à l'esprit. Avant, c'est Sabertooth qu'ils acclamaient. Maintenant, votre pouvoir est assiégé, conquis. Et tu n'as jamais été apprécié, Minerva. Il n'en faut pas plus pour le public pour te tourner le dos. Il n'en faudra pas plus pour ton père, le maître, pour te tourner le dos. C'est injuste, mais c'est comme ça. Tu n'as plus que tes yeux pour pleurer, Minerva.

[…]

« - Le vainqueur des Grands Jeux magiques est… Fairy Tail ! »

Un tonnerre d'applaudissement rugit dans les arènes. Vous avez perdus. Devant le regard de milliards de personnes. Et tu en veux à Orga, tu en veux à Rufus, à Rogue… ! Tu en veux à ceux qui pourraient être tes amis, à ceux qui devraient être tes amis. Mais personne ne t'a vu, personne ne t'a considéré autrement que comme Dame Minerva la fille du maître, Minerva la combattante à craindre. Non, personne n'a vu qui tu étais vraiment, cette fillette frêle qui pleurait tout le temps. Mais à présent, plus que tout, tu en veux à toi-même. Tu as tout essayé, tu les a tous eu, un à un. Juvia. Lucy. Miliana. Kagura et bien d'autres encore. Pourtant elle, elle t'a battu. Parce quelle avait cette chose dans le regard, cette lueur que tu ne possèdes pas. Tu aimerais rejeter la faute sur Sting, Sting qui a abandonné. C'est un lâche. Mais au fond, c'est toi la plus trouillarde. Lui il a accepté la défaite. Il savait. Il savait que jamais vous ne gagneriez. Et c'est une preuve de courage.

Pourtant, lui, il avait des convictions, des raisons de se battre. Mais il ne faisait tout de même pas le poids. Ton père, toi ; avez profité de cette ambition, de cette force, sans jamais vous poser de questions. Vous avez manipulé. Vous avez humilié. Et tu as participé à ce carnage, toi aussi. Tu as fait pression sur Sting, tu lui as retiré quelque chose qui lui était cher. Et au fond, sûrement n'es-tu pas mieux que ce père indifférent, ce maître sans cœur. Et tu fais mal aux autres, comme ton père t'a fait mal. Et pourtant, tu as continué. Tu voulais l'amour. Comment aurais-tu pu l'avoir avec un tel comportement ? Et tu te hais pour cette faiblesse. Pourquoi es-tu si stupide ?

Parce que Dame Minerva n'a jamais eu besoin de raison pour être forte, elle l'était et c'est tout, n'est-ce pas ? Tu as oublié, avec cet immense égo qui est né en toi, la faible raison qui t'a poussé à te battre. Tu as oublié pourquoi tu voulais devenir la meilleure, tu as oublié pourquoi tu as promis de ne pas échouer. Tu as oublié ce manque de reconnaissance, ce vide d'amour à combler. Oui, tu as oublié la raison de ta force. Et c'est ce qui t'a perdu, tu le sais. Mais, du haut de ton amour propre, même souillé, traîné dans la poussière et le sang, tu ne peux pas avouer une telle chose. Avouer que oui, Minerva, tu as peur. Et tu pleures. Ton orgueil te quitte-t-il avec ces larmes ? Coule-t-il sur le sol poussiéreux de l'arène ?

Pour la première fois de ta vie, une frayeur sincère s'est inscrite dans tes yeux. Cette peur que tu as toujours cachée, derrières tes airs hautains. Cette peur que tu as laisse éclater devant tout le monde. Quelle humiliation, mon dieu, quelle amère et frustrante humiliation ! Tu préfèrerais mourir à présent que faire face à tant de honte. Mais ce serait lâche n'est-ce pas ? Tu ne veux pas être lâche. Mais tu es lâche. Et tu as peur Minerva, tellement peur. Tes cheveux d'ébène sont poissés de sang, mouillés de larmes, couvert de sueur et de poussière. Ou es-tu, Minerva ? Ou est passé cette glorieuse combattante, cruelle et invincible ? Et tu pleures cette frustration, tu laisse échapper cette colère. Cette colère contre toi, contre ta lâcheté, contre ton orgueil. Depuis quand n'as-tu pas pleuré, d'ailleurs ?

Tu pince tes lèvres au goût métallique, tu t'en veux. Pourquoi perdre maintenant ? Pourquoi ? Tout ça pour quoi, hein ? Cette cruauté, cette méchanceté, juste pour finalement perdre ? Minerva, tu peux désormais enterrer ton vil orgueil dans une tombe, scellé dans un cercueil. Tu n'as plus qu'à l'abandonner en même temps que cette bataille. Tu n'as qu'à abandonner Minerva pour devenir quelqu'un d'autre. Mais c'est bien plus facile a dire qu'à faire, n'est-ce pas ? Comment peux-tu à présent te débarrasser de ce mal qui te ronge chaque jour un peu plus ? Et tu te laisse aller, tu fermes les yeux. Tu captes l'odeur du sang, des larmes. Cette fragrance qui t'est bien connue. Ce parfum que tu trouvais autrefois exquis et dont tu te délectais. Tu sens la douleur parcourir tout ton corps, tes membres se parer de courbatures et d'ecchymoses. Physiquement, tu survivras. Tu laisses la lumière du soleil baigner de sa douce chaleur ta frêle carcasse. Plus le temps de pleurer. Plus le temps de penser, plus le temps d'avoir peur. Après tout, que ton père aille voir ailleurs si tu y es. Tu as bien le droit à un peu de répit, non ? Tu te laisses bercer par la sensation du sol poussiéreux sous ton corps.

« - L'Orgueil part-il avec des larmes ? » Tu demandes faiblement, laissant une dernière larme rouler sur ta joue.

Malheureusement, personne ne te répondra. Parce que tu es toute seule, Minerva. C'est la fin des Grands Jeux magiques. Et c'est la fin de Sabertooth.



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