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 Tutoriel : Faire une fanfic

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Spherebleue

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MessageSujet: Tutoriel : Faire une fanfic   Sam 27 Avr - 11:23

Bonjour à tous !

Suite à l’extension de plus en plus importante de la SPPS et à l’arrivée de petits nouveaux dans le monde fantastique de la fanfic, les membres de la Société ont décidé de t’offrir à toi, petit nouveau dans le domaine de l’écriture, un joli tutoriel fait main et relié numériquement. Et puisque je me morfondais dans mes vacances, et bien c’est moi qui l’ai écrit, avec tout de même la participation de Baella, Bymeha, Iris, Adelheid et Aeliheart.
Ce qui suit n’est, bien sûr, pas le plus magnifique des tuto, et il ne permettra surement pas d’écrire à coup sûr une perle, mais ma foi, ça peut servir.
Commençons donc par la première des questions lorsqu’on souhaite écrire une fanfic et que l’on n’y connaît rien, à savoir :


Une Fanfiction, c’est quoi ?


Une fanfiction est une œuvre écrite par un fan sur une œuvre déjà existante (on nomme l'univers d'origine "fandom"). Les fanfictions de notre communauté sont rattachés au fandom de Fairy Tail, du manga éponyme, c’est pourquoi nous nous en servirons comme exemple tout au long de ce tutoriel.


Et c’est facile à faire ?



Le problème majeur, pour un auteur de fanfiction, c’est qu’il est un fan de l’univers sur lequel il écrit. Il aura alors une (très) forte tendance à n’écrire que sur les personnages qu’il aime, délaissant les autres et pourrissant les personnages qu’il déteste. Aussi, tout nouvel écrivain se doit de relever ce défi avant toute autre chose: ne pas privilégier son chéri plus qu’un autre. Et ça, c’est le plus dur. La plupart du temps, ceux qui échouent se repèrent à des kilomètres. Jeune Palawan, si tu as déjà fouillé le fandom de Fairy Tail, tu es surement tombé au moins une fois sur un résumé du genre « Le monde est en danger, et seul /insérer nom de personnage/ peut le sauver !». Et ben voilà. C’est un peu caricaturé, mais c’est l’idée.


Et comment on fait pour surmonter ce problème ?


Et bien, la solution, c’est d’écrire sur plusieurs personnages.

Je t’entends déjà hurler derrière ton écran : « Mais, grande maitresse qui scintille parmi les cieux, à quoi ça sert de rédiger une fanfic, si ce n’est pour mettre en valeur mon personnage préféré ? Où seras le plaisir d’écrire ?». Et bien mon coco/ma cocotte, si ton histoire ne raconte que le fait que machin/machine est super fort/hyper sexy/méga résistant/tétra intelligent, ça risque d’ennuyer pas mal de monde. Certes, les fans de machin/machine seront contents, mais se seront bien les seuls.

Pour certains de nombreux personnages sont intéressants, bien qu’ils ne semblent pas l’être au premier abord, et leur fic contiendront donc des protagonistes variés et approfondis, même au second plan. D'autres par contre seront incapables de produire un seul mot sur un personnage semblant pourtant génial, mais qui ne les inspire pas. Toutefois, il faut faire attention à ne pas en faire de trop. Varies tes personnages, écrivain en herbe, mais n'essayes pas de mettre tout le manga dans une fic : ce serait un foutoir incroyable et plus personne ne saurait qui fait quoi, toi le premier/la première. Limite les personnages de tes récits et ne fais pas apparaitre certains d’entre eux comme par magie simplement parce que tu en as besoin dans une scène : chaque protagoniste doit être un minimum réfléchi et introduit. Et surtout, surtout, ne te bloque pas parce que tu écris trop sur le même personnage, tu auras peut-être en rédigeant ce genre de texte un déclic qui te fera apprécier un autre personnage en lien avec le premier.

Donc pour que ta fic soit intéressante, varie les personnages mais sans en faire des tonnes, et évite ceux que tu n’arrives même pas à blesser dans tes écrits.


Il faut donc que je me force à écrire sur un personnage que je n’aime pas ?


Houlà houlà houlà, ce n’est pas exactement ce que j’ai dit… Lorsque vous écrivez sur un personnage, vous passez beaucoup de temps avec lui. Vous réfléchissez à son passé, ce que vous savez ou non de lui, son caractère, ses manies, ses gouts... à la fin, vous le connaissez de manière assez intime. Cela dit, c'était facile, vous aimiez tellement ce personnage que ça ne vous gêne pas. Maintenant, je vous propose de refaire cela avec un personnage que vous n'aimez pas. Réfléchissez à tous ces détails : quelles sont ses manies ? Quel est son passé ? Est-ce qu'il coupe ses spaghettis ? Aime-t-il les licornes à poids jaunes ? Il se pourrait qu'à la fin, vous vous retrouviez avec un personnage qui se sera révélé plus intéressant que prévu. C’est aussi ça, la fanfiction : creuser la psychologie des personnages pour les aimer encore plus. Parfois, on a même tendance à les changer un peu et à ne plus se défaire de l’image que l’on s’en ait fait. Je prends pour témoin Baella. Elle a imaginé Rogue, le dragon slayer de l’ombre, comme empathe, et depuis, il ne me semble pas avoir lu un seul de ses textes avec ce personnage sans cette faculté ! Et pour un second exemple, il ne me semble pas pouvoir imaginé le caractère de mon cher Cobra autrement que dans ma fic. C’est un avantage comme un inconvénient : on se retrouve avec des personnages du manga que l’on a légèrement remodelé, et du coup la fic ne s’en trouve que plus enrichi, mais par contre on a du mal à se séparer de l’idée que l’on se fait d’eux.


J’ai suivi vos conseils, ô lanterne éblouissante de savoir dans mon obscure ignorance….


Huhuhu, j’aime ce surnom, t’inquiètes pas mon petit, je répondrais à toutes tes questions.


J’ai choisi mes personnages. Que faire maintenant ?



Et bien maintenant que tu as tes personnages en tête, deux solutions s’offrent à toi.

Tu peux te lancer directement dans l’écriture de ta fiction, en faisant confiance à ton instinct et à ton imagination pour ne jamais tomber à manque d’idée. Si tu y arrives sur (au moins) cinq chapitres, ça signifie que même sans rien prévoir tu peux à peu près t’en sortir, mais ce n’est pas forcément bien. Parce que le problème, justement, c’est que tu n’as rien prévu, mais alors rien de rien. Très souvent, dans ce genre de cas, la fiction subit une perte de vitesse, du au manque d’idée (qui finit TOUJOURS pas arrivé, ne te fais pas d’illusion jeune pomme !), ou alors, des problèmes de cohérence apparaissent : des personnages se retrouvent téléporté d’un coin à un autre, des objets changent de propriétaire comme par magie…. Et surtout, quand on se retrouve coincé par un scénario sans fin ou totalement rocambolesque, on fini par faire intervenir le saint esprit pour tout remettre en ordre, et quand un lecteur lit le tout, bah il a tendance à faire une tête comme ça :

.______________________________.

Autant te dire, futur Shaolin de l’écriture, qu’il ne sait pas trop quoi en pensez. Et oui, ton lecteur vient d’avoir ce qu’on pourrait appeler un bug, et il risque de te laisser un commentaire assez étrange, même s’il ne sera pas forcément négatif.

Tu peux aussi réfléchir à ton histoire, ne serait-ce qu’un peu, et posé les bases d’un scénario… Si au moins, tu sais comment se déroulera tes premiers chapitres, même si c’est vaguement, alors tu pourras avancer plus librement et sans être pris par l’angoisse de la page blanche. Lorsque je dis que tu dois réfléchir à ton histoire, le mieux est bien sûr de savoir comment elle va se dérouler dans son intégralité. Mais tout le monde n’a pas une idée lumineuse de jolie histoire comme ça, en claquant des moufles (des moufles oui, il fait vraiment très froid au moment ou j’écris ça). Aussi, si tu te demandes jusqu’à quel point tu dois prévoir ton histoire, essaye au moins de savoir comment elle va finir. La plupart du temps, ça permet de ne pas trop partir à tout vent, et donc, ça réduit les incohérences.


J’ai parfaitement compris, étincelante prêtresse dont le talent fait pâlir les étoiles.


Non vraiment, je t’aime beaucoup tu sais 8D ?


Mais j’ai encore une question. Quel doit être la longueur de mon texte ?


(Note: dans ce qui suit, une page correspond à une page Microsoft Word, écrit en times new roman, 12. Pour un ordre d’idée, là, vous en êtes au deux tiers de la troisième page, et le texte entier fait cinq pages et demie.)

Ah ! L’épineuse question que voilà ! Car ce n’est pas la longueur d’un texte qui fait sa qualité, mais on a tous tendance à râler si une suite n’est pas assez longue, ou au contraire a jeté l’éponge quand le tout ressemble à un immense pavé.

Dédicace à tous ceux qui ont abandonné la lecture de ce pavé fait à six mains (voir plus).

Mais revenons à nos moutons. La taille d’un texte dépend essentiellement de toi, écrivain-qui-ne-l’est-pas-encore-tout-à-fait-mais-qui-va-le-devenir-j’en-suis-sûr, et de ton inspiration. Et, aussi, de quel genre de texte tu écris.
Car oui, dans sa forme la plus stricte, le drabble, par exemple, est un très court écrit contenant exactement cent mots. Et si on parle de poème, à moins d’être la réincarnation de feu Victor Hugo, je ne pense pas que tu vas pondre vingt pages d’alexandrins, enfantin scarabée. Enfin, le One-Shot étant, pas définition, une courte fanfiction d’un seul chapitre, sa grandeur varie énormément selon les écrivains, bien que la longueur se situe assez souvent aux environs de sept à huit pages. Assez souvent. J’ai pour ma part des OSs de cinq pages, et il me semble en avoir déjà vu un de vingt-cinq pages.

Pour en rajouter, le phénomène de ras-le-bol chez le lecteur varie énormément, et n’est même pas toujours proportionnel à la qualité du récit, ce qui empêche de donner un minimum et un maximum. Aussi, je te propose quelques exemples pour répondre à ta question :
- Bymeha peut avoir des chapitres de douze à vingt pages.
- Aeliheart, elle, a une moyenne de neuf pages.
- Moi, pauvre petite larve, tourne plutôt sur une moyenne de six ou sept pages.

Bien sûr, chacune d’entre nous à une mise en page différente. Aussi, malgré une police semblable, les résultats peuvent être très différents.


Et pour le rythme de parution, que dois-je faire ?



Grande question dans la vie d’un auteur. En effet, le lecteur, s’il n’a pas sa dose de came quotidienne (à un moment donné, la fanfiction vire à la drogue), peut laisser une review un peu cinglante, voir abandonner l’histoire dans des cas assez rares. Mais le rythme de parution dépend uniquement de l’auteur : c’est à lui de le choisir, et non pas à ses lecteurs. Ne te laisses pas faire, futur martyre, par les hordes affamés quémandant une suite. Si tu décides de poster tout les mois, ne déroge pas à ta règle et tout le monde devrait s’habituer assez rapidement. D’ailleurs, en règle générale, les auteurs les plus harcelé sont ceux qui postent toutes les semaines.

Néanmoins, et puisque je sens que tu attends une réponse en chiffre, sache que la plupart des auteurs réguliers postent à peu près une fois par semaine, et que les auteurs irréguliers postent souvent quand bon leur semblent (environs une fois tout les deux mois la plupart du temps, une fois tous les deux ans pour le pire qu’il m’est été donné de voir) des chapitres d’une qualité proportionnelle aux temps qu’ils mettent pour l’écrire.


C’est tout ? Pas d’explications plus amples ?


Ma foi non. La grande divergence d’opinion sur ce sujet ne permet pas d’écrire autre chose que des généralités. Bien sur, du point de vue du lecteur, un rythme régulier est préférés à un rythme chaotique, mais certains auteurs n’arrivent tout simplement pas à être constant, et beaucoup sont obligé de garder une certaine avance entre ce qu’ils écrivent et ce qu’ils publient pour éviter un retard. Le seul conseil que je peux donner sans risque est donc celui-ci : si tu décides de faire une fic de qualité, ne fais pas des milliers de chose à côté comme Bymeha.


Et comment faire pour que ma fanfiction soit intéressante ?


Là, il n’y a pas de secret. Je te donne la recette :
- Un ou des personnages principaux creusés psychologiquement. Pas forcément énormément, mais suffisamment pour qu’ils ne semblent pas vide.
- Une trame originale, mais pas trop complexe pour que l’on puisse s’y retrouver.
- Quelques décors. Qu’il soit décrit en une ligne ou en vingt, un décor apporte toujours quelque chose.
- Une bonne orthographe. Ce point sera surement traité plus tard, dans un autre tutoriel regroupant les fautes les plus courantes.
- Une écriture lisible, donc éviter les énormes pavés qui font mal aux yeux, et fluide.
- Pas de personnage extraordinairement overcheaté et qui prend toute la place dans l’histoire.
- De la logique dans le scénario, et un minimum de cohérence. Ce point n’est pas indispensable, mais ça aide tout de même.

Voilà, futur Balzac, tu sais tout. D’autres questions ?


Est ce que ça vaut vraiment le coup de suivre tous ces conseils ?



Eh, ça, c'est à toi de le dire. Tout ce beau tutoriel n’est là que pour te donner des pistes, et libre à toi de les suivre ou non. Loin de moi l’idée de t’enfermer dans tout ça.



Hé, n’oublie pas de me dire ce que tu as pensé de ce petit guide avant de te lancer dans la fanfic, d’accord ?



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